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Merci l'étude ^^ !

Je fais parti de celles qui auraient préféré ne pas avoir à avorter.
Qui avaient une bonne contraception, mais qui n'a tout de même pas suffit.
Qui n'a pas hésité une seconde. (trop tôt dans ma vie, relation toute fraîche, vie pro encore trop précaire)
Qui n'a pas fait de dépression.
Qui a eu un enfant désiré quelques années plus tard, (enceinte qq jours après l'arrêt de la contraception ! One punch parents !)
Qui n'a pas de regrets.

L'IVG doit rester un choix et ne pas être un parcours du combattant.

madmoizelle.com/consequences-i

Je précise que je fais parti de celles qui ont eu la chance de tomber sur une super équipe (Hosto Kremlin bicêtre), à l'écoute. Un vrai accompagnement sans jugement. Un vrai traitement de la douleur physique. (IVG médicamenteuse, certaines femmes n'ont pas de douleurs, d'autres jonglent...)

Une copine a eu moins de chance que moi. RDV abrupte. Personnel sec. "Si vous avez mal vous aurez qu'a prendre du doliprane, ça ne fera pas grand chose, mais ça vous apprendra à ne plus oublier votre pilule"

Ou une autre, a qui on a mis la pression et refusé le soutien psychologique qu'elle demandait. La partie IVG se trouvait au sein de la maternité ! Elle avortait pour raisons médicales et était entourée de femmes sur le point d'accoucher...

Bref, par endroit il y a des progrès à faire !

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@maiwann
De rien ^^. Si ça peut rassurer quelqu'un, qu'une femme se sente moins seule et plus légitime...

Et si un anti IVG pouvait réaliser que ne pas souhaiter avorter soi même ne donne pas le droit de priver une autre de ce droit avec des arguments qui n'ont aucun fondement...

@tomcat_fr
Si on écoute certains anti-IVG, les femmes qui avortent sont des meurtrières de sang froid !

Alors que si on regarde les chiffres, la majorité avaient une contraception. Et parmi celles qui n'en avaient pas, beaucoup n'y avaient pas accès.

Pas mal ne savent pas utiliser la pilule correctement et ne comprennent pas le fonctionnement de la pilule du lendemain. On prend tellement peu le temps de nous l'expliquer...

J'ai même vu une femme pourtant très futée et cultivée se vanter d'être rassurée de ne pas être enceinte en ayant fait un test de grossesse le lendemain d'un rapport non protégé...

Dans mon cas, c'était un DIU cuivre. Très efficace selon les études. Le hic ? Les dites études datent d'un moment où on ne le posait qu'à des femmes plus âgées avec plusieurs enfants : des femmes moins fertiles que de très jeunes femmes ? Parfois moins actives sexuellement ?
Ce ne serait pas du luxe de refaire une étude qui prendrait en compte l'usage actuel du DIU car autour de moi elles sont (beaucoup trop) nombreuses à avoir fait une grossesse sur DIU.

@ClaireLemoine
Et de toute façon :

celles qui ont hésité, celles pour qui ça a été dur, combien le doivent à des pressions ?

Celles qui ont eu du mal à s'en remettre, (peut-être on fait une dépression), est-ce qu'elle auraient été mieux avec un enfant non-désiré sur les bras ?

Celles qui ont des regrets, est-ce qu'on ne leur a pas mis la pression pour faire "la seule chose raisonnable" ?

Peut-être que pour certaines, ça a été un choix difficile, peut-être même le mauvais choix. Mais il vaut mieux faire de mauvais choix que ne pas avoir le droit de choisir.

@noctiluce
Tout à fait.

Et même dans mon cas : ce n'est pas parce que ce choix m'a semblé évident et que je n'ai pas fait de dépression, que ça n'a pas été dur, que je n'ai pas pleuré et que je ne repense jamais à cette petite vie qui s'est arrêtée.

Je m'étais concentrée sur les femmes qui le vivent bien et qui n'ont pas de difficultés à enfanter par la suite pour contrer les arguments principaux des anti IVG.

Il y aurait même souvent une forme d'injonction à être malheureuse. La cible du site : jevaisbienmerci.net/

@ClaireLemoine

On aura avancé, je crois quand la plupart des gens auront remis les choses à leur place : que tout se passe très facilement sans émotion particulière, ou qu'on ne s'en remette pas, avec toutes les nuances entre, ce n'est pas le pb.

Parce que quoi qu'il arrive, quel que soit la décision qu'on prend, la situation problématique, le drame ce n'est l'avortement lui-même (sauf raisons médicales, peut-être), c'est la grossesse non-désirée.

Etre enceinte à un moment où on ne voulait / pouvait porter et accueillir un enfant, c'est là qu'est le drame. L'IVG est (doit être) une option, c'est un choix qu'on fait (ou pas) face à cette grossesse.

Le drame, c'est la survenue de la grossesse, PAS la solution qu'on choisit. Même une IVG qui laisse des traces n'est pas un drame en soi, mais une conséquence de cette situation dramatique qui est : la grossesse imprévue (ou non désirée, en tous cas).

A partir de là, ça n'a même plus de sens d'utiliser les expériences d'IVG douloureuses comme argument contre le choix.

@noctiluce
Pour avoir passé un long moment à parler avec (un mur ?) un anti IVG de mon entourage... Le truc c'est que pour lui, la vie de la mère, le bien être, osef... Le seul et unique élément à retenir selon lui, c'est la vie du futur bébé (et l'avis de Dieu...). Seules choses ayant de la valeur...

A partir de là... C'est difficile de se faire entendre.

Les arguments type : c'est dangereux, tu seras dépressive, tu ne pourras plus avoir d'enfants après... ça c'est juste de la propagande pour dissuader les femmes qui souhaiteraient avorter... Ce n'est pas ce qui le motive !

Pas facile d'avancer vers tes arguments, face à des gens pour qui une grossesse est sacrée... Peu importe les circonstances.

@ClaireLemoine Ah ben justement, là où c'est dangereux, c'est quand c'est fait dans de mauvaises conditions, bonne raison pour l'autoriser.
Et dans le style arguments non-sourcés (mais s'il faut des études le confirment) : les femmes ont peut-être moins de problèmes de dépression et de stérilité pychosommatique (la physiologie, c'est autre chose, cf. + haut) si on leur fout la paix avant pendant et après.
Voilà, si toi ou qqn qui lit ne l'avait pas encore dans sa besace spéciale "relous réac", c'est cadeau ;-)

Mais effectivement, dans le cas que tu décris, autant parler à un mur. En fait non, avec un mur, au moins, on peut en placer une sans qu'il s'énerve :-/

@noctiluce
On est encore loin de jour où on va lâcher la grappe aux femmes XD.
Des fois j'essaye de faire évoluer les docs qui m'ont fait des trucs chelou. Pas évident, ils ont tendance à nous prendre de très haut... Par exemple quand...

- Quand une gynéco m'a refusé un DIU, soit disant parce que ça pouvait me rendre stérile. Comment ? En ne réagissant pas face à des signes d'une grosse infection suite à une pose négligeant toute règle d'hygiène... (ça n'arrive pas...)
Pourquoi pas une nullipare ? Pas parce qu'il y a plus de risques, mais parce qu'une femme qui a déjà des enfants, si elle devient stérile, c'est moins grave... Belle mentalité.

-visite pour un rhume, ma doc me dit qu'elle rajoute une floppée d'exams en vue d'une future grossesse... qui n'étais pas dans mes projets... il faut croire que j'avais juste l'âge...

- Quand j'ai eu envie qq années après, je lui ai posé des questions parce que je voulais un accouchement pas trop médicalisé et je voulais des contacts... "Ne poses pas ce genre de questions, tu vas te bloquer ! Tu verras quand tu seras enceinte" !
J'ai fais mes recherches dans mon coin, j'ai trouvé une super SF en suivi global, le top pour moi, j'étais rassurée, je suis tombée enceinte tout de suite.

- Je retourne voir la doc lui dire que je suis enceinte de 2/3 semaines : "J'espère que tu es inscrite à la mater, faut aller super vite !"
lol...

- J'ai allaité 2 ans et demi, je ne raconte même pas le nombre de mauvaises infos qui m'ont été dites par des docs qui ne connaissent rien à ce sujet, manifestement...

Mince je digresse grave...

@ClaireLemoine Ah ben oui, aussi, l'allaitement c'est entre entre 3 et 6 mois. Moins ou pas, c'est égoïste, plus c'est supect, t'es dans une secte ? T'es bien équilibrée psychologiquement t'es sûre ?

Bon, et les enfants, c'est 2 ou 3 (plutôt 2 en ville, je crois, non ?). 1 c'est égoïste, hein, il va avoir des pb enfant unique, et plus c'est irresponsable, bon sauf oeut-être si t'es riche, t'as les moyens, mais quoi, t'es dans une secte ou t'es catho. Et pas ? Non mais t'as un compte à régler avec ta féminité / tes parents / autre explication freudienne.
Et pas trop tôt, c'est irresponsable, ni trop tard, c'est égoïste.

Et tu continues à bosser, hein, c'est important pour ton équilibre, mais pas un taf trop prenant quand même, faut pas que ça passe avant les mioches, hein !

Toute façon, à la crèche à 6 mois, les gosses. Qué non ? T'es hyperfusionnelle ou quoi ?

Voilà. Et évidemment, faut garder la forme, le sourire, et un physique convenable, hein, pas se laisser aller.
Et si tu fais un truc en dehors des clous, obligation d'être rayonnante et épanouie. Sinon, faut que t'arrêtes tes conneries et fasses comme tout le monde !

(Tant qu'à digresser autant que je me défoule :-D)

@ClaireLemoine

Je trouve que le droit à l'IVG est sacré. Maintenant dans l'exemple fournis, on retrouve TOUS les cas de pressions sociale pour avorter en une seule fois :
- trop jeune
- relation avec le conjoint
- vie professionnelle

il manque juste la pression des parents.

Combien de jeune femme indécises sont poussée à l'IVG car désemparés par la situation.
sur ce nombre, combien aurait choisi une autre issue avec une aide adéquate ?

Je pense que c'est une question,n bien trot oubliée.

@herve_02
Alors non, je n'étais pas trop jeune en fait (j'avais ? 28 ans ? Pu sûre XD). Mon conjoint n'était pas prêt et notre relation très jeune. Et mon ex patron me faisait faire du salariat déguisé...

Mais je ne me suis pas sentie obligée. En fait si j'avais voulu cet enfant, je l'aurais gardé. Je me serais débrouillée.

Ces arguments m'ont plus servi à justifier d'avorter à mon âge, avec un mec et un emploi. A éviter qu'on me mette la pression pour garder ce bébé.

Je n'était pas prête. Je n'avais vraiment pas envie d'un enfant à ce moment de ma vie. J’envisageai même de rester Childfree.
J'ai été très surprise quand j'ai ressenti un désir d'enfant qq années plus tard XD.

J'ai des parents au top, ils m'ont soutenu dans mon choix et l’auraient aussi fait si mon choix avait été de poursuivre ma grossesse.

Je serais curieuse d'avoir les chiffres des personnes qui sont vraiment poussées à avorter... Même quand le conjoint fait pression, le centre IVG te prends en consultation seule pour connaitre ton envie perso.
Avec moi ils ont vraiment cherché à savoir ce que je voulais et si je subissais des pressions.

Les questions trop oubliées que tu évoques sont très très souvent évoquées par les anti IVG ^^'.

@ClaireLemoine

Alors lorsqu'une femme se comporte comme un homme, c'est à cause de la propagande insidieuse, mais lorsqu'elle explique ses choix, ils sont toujours réfléchis.

moi je m'en fou, chacun fait ce qu'il veut, mais j'ai l'intime conviction qu'une grande partie des avortement sont socialement induis. Ainsi dans nombre de cas, si on propose une autre solution, la femme choisirait une autre fin.

Le comportement de l'ex patron est subit et donc la solution l'est tout autant.

../..

@herve_02
Il y a beaucoup de choses, j'ai peu de temps, je ne vais pas répondre point par point mais en vrac.

D'où une femme se comporte comme un homme ? La différence entre un homme et une femme ? Un chromosome sur 22 ? Cela ne veut rien dire, c'est un gros cliché.

Comment expliquer que tant de femmes se plaignent de la difficulté à accéder à l'IVG ? A avoir un minimum de respect quand elles le font ? Combien de femmes ont subi des pressions pour être dissuadées d'avorter ?

Je ne dis pas que des femmes qui pourraient vouloir garder leur bébé dans de meilleures conditions et ont recours à une IVG à contre cœur n'est pas trop courant...
Bien sur qu'on en parle ! Plus que vous ne l'imaginez. Et n'importe qui d'un peu empathique trouve ça abjecte.
Mais certains utilisent ces cas dans le but d'interdire l'IVG : et ça, c'est aussi atroce.

Donner de l'argent ? Beaucoup feront des enfants pour le pognon, pas pour une envie d'enfant... Il est peu probable que ça puisse leur permettre de vivre décemment avec un humain à charge pendant 18 ans...

J'ai parlé de ma grossesse, tout de suite, à mon ex patron, il m'a immédiatement félicitée et était déçu quand j'ai précisé ne pas la poursuivre...
Juste avant le dit conjoint, j'étais restée 5 ans avec un homme qui m'a mis une pression pas possible pour avoir un enfant : je ne voulais PAS. Les enfants des autres me mettaient extrêmement mal à l'aise. XD J'étais logée, je gagnais ma vie malgré la situation pas réglo, j'aurais pu, mais je n'avais pas envie...

Qui plus est, même si on aurait envie d'un enfant sur le principe, il est légitime de ne pas avoir envie de l'avoir seule, ou avec un conjoint violent, sans emploi, ou à 14 ans... Il est naturel de temporiser en attendant une situation plus favorable, non ?
Sinon c'est presque à coup sur une vie très peu enviable !
Est ce de la pression ou du bon sens ?

@ClaireLemoine

ok - c'est un axiome de votre part.

vous avez raison, entièrement raison et j'ai tort entièrement tord.

passez une bonne soirée.

@herve_02
Parce que vous ameniez une démonstration ? Vous ? ^^

En fait, des deux côtés nous nous sommes étalés alors que ça peut être facilement résumé.

"Des femmes sont obligées d'avorter, et c'est mal... Mais attention à ne pas utiliser ce fait contre celles qui ont besoin de l'IVG. Nous sommes toutes différentes, attention à ne pas réduire nos vies à un cliché"

@ClaireLemoine

Ensuite concernant le conjoint, il a, sauf cas particulier, participé à la conception et son regard sur cette conception à influé aussi sur la décision.

Maintenant, de mon point de vue, toutes les explications sont des 'preuves' de cette pression sociale. Et si le conjoint avait été super content et l'employeur aussi, proposant des aménagements est-ce que la décision aurait été la même ? si la société valorisait le fait de garder plutôt que de dire tout le temps : émancipation.

@ClaireLemoine

Parce que nos décisions ne sont pas prises en de notre vie sociale. Nous sommes imprégnés par le discours ambiant, ce que les gens disent et pointent du doigt.

Mon point de vue (qui vaut ce qu'il vaut) est que de nombreuses femmes sont poussées à l'ivg par 'conformisme' :
age, conjoint, parents, carrière, voyages...

mais je m'en fou ce sont les femmes qui doivent se dépatouiller de leurs affaires. je suis pas concerné.

@ClaireLemoine

les questions évoquées par les anti ivg ?

non, on accuse juste ceux qui évoquent ces question d'être anti ivg.

mais ce sont des vraies questions qui ne sont jamais adressées. Et la consultation seule, je suis pas persuadé (comme pou les violences conjugales) que cela change beaucoup. une fois que l'idée est imprégnée dans la tête des gens ils ont l'impression qu'ils pensent cela en dehors de toutes pressions extérieures.

../..

@ClaireLemoine

Mais il y a un super test à faire :
donner 2500 euros par mois à ces femmes pendant 3 ans si elles désirent les garder et regardez combien vont continuer à vouloir avorter...

ce serait une expérience assez intéressante pour voir si la "libération" passe au dessus de la finance.

@ClaireLemoine

oups...

autre truc : pas trop jeune, 28 ans... ? la primarité en france c'est 32 ou 33..

Sans indiscrétion, tu as eu ton premier enfant à quel age ?

@ClaireLemoine C’est sûr qu’on se sent moins seule, merci pour le partage.
J’ai eu à peu près le même parcours que toi, pas de regret non plus.

@Sans_DeC
Vivement que ça soit moins tabou.

J'ai pu en parler à quelques copines et mes parents. Mon mec m'a accompagnée à tous les RDV. Tout ça m'a permis de recevoir un soutien dont j'avais besoin.

J'ai de la peine pour celles qui se sentent obligées d'avorter seule, en secret... :(

@ClaireLemoine Et pan #dansvosgueules les "pro-vie"et autres "survivants" 😜

Dommage que la #science en géneral, ils en ont un peu trop souvent rien à carrer...

@Monty
Je suis très triste, car je ne retrouve plus une vidéo de Étienne Klein, qui expliquait très bien comment on en était arrivé à mélanger science et croyance. Alors que la science ne devrait pas être une affaire d'opinion. Et qu'au final, le fait que ça ne dépende pas d'une opinion ne nous privait pourtant pas de liberté.

Par rapport à d'autres époques ou d'autres pays, on est pas trop mal renseignés sur les sciences. On a beaucoup de notions, mais très incomplètes.
Cela provoque des mésinformations, des approximations, alors qu'on croit savoir.
Il y a une défiance, on ne sait plus qui croire...

Du coup en effet, face à certaines personnes, tu peux amener des preuves, ça ne va rien changer... :(

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