Merci l'étude ^^ !

Je fais parti de celles qui auraient préféré ne pas avoir à avorter.
Qui avaient une bonne contraception, mais qui n'a tout de même pas suffit.
Qui n'a pas hésité une seconde. (trop tôt dans ma vie, relation toute fraîche, vie pro encore trop précaire)
Qui n'a pas fait de dépression.
Qui a eu un enfant désiré quelques années plus tard, (enceinte qq jours après l'arrêt de la contraception ! One punch parents !)
Qui n'a pas de regrets.

L'IVG doit rester un choix et ne pas être un parcours du combattant.

madmoizelle.com/consequences-i

@ClaireLemoine
Et de toute façon :

celles qui ont hésité, celles pour qui ça a été dur, combien le doivent à des pressions ?

Celles qui ont eu du mal à s'en remettre, (peut-être on fait une dépression), est-ce qu'elle auraient été mieux avec un enfant non-désiré sur les bras ?

Celles qui ont des regrets, est-ce qu'on ne leur a pas mis la pression pour faire "la seule chose raisonnable" ?

Peut-être que pour certaines, ça a été un choix difficile, peut-être même le mauvais choix. Mais il vaut mieux faire de mauvais choix que ne pas avoir le droit de choisir.

@noctiluce
Tout à fait.

Et même dans mon cas : ce n'est pas parce que ce choix m'a semblé évident et que je n'ai pas fait de dépression, que ça n'a pas été dur, que je n'ai pas pleuré et que je ne repense jamais à cette petite vie qui s'est arrêtée.

Je m'étais concentrée sur les femmes qui le vivent bien et qui n'ont pas de difficultés à enfanter par la suite pour contrer les arguments principaux des anti IVG.

Il y aurait même souvent une forme d'injonction à être malheureuse. La cible du site : jevaisbienmerci.net/

@ClaireLemoine

On aura avancé, je crois quand la plupart des gens auront remis les choses à leur place : que tout se passe très facilement sans émotion particulière, ou qu'on ne s'en remette pas, avec toutes les nuances entre, ce n'est pas le pb.

Parce que quoi qu'il arrive, quel que soit la décision qu'on prend, la situation problématique, le drame ce n'est l'avortement lui-même (sauf raisons médicales, peut-être), c'est la grossesse non-désirée.

Etre enceinte à un moment où on ne voulait / pouvait porter et accueillir un enfant, c'est là qu'est le drame. L'IVG est (doit être) une option, c'est un choix qu'on fait (ou pas) face à cette grossesse.

Le drame, c'est la survenue de la grossesse, PAS la solution qu'on choisit. Même une IVG qui laisse des traces n'est pas un drame en soi, mais une conséquence de cette situation dramatique qui est : la grossesse imprévue (ou non désirée, en tous cas).

A partir de là, ça n'a même plus de sens d'utiliser les expériences d'IVG douloureuses comme argument contre le choix.

@noctiluce
Pour avoir passé un long moment à parler avec (un mur ?) un anti IVG de mon entourage... Le truc c'est que pour lui, la vie de la mère, le bien être, osef... Le seul et unique élément à retenir selon lui, c'est la vie du futur bébé (et l'avis de Dieu...). Seules choses ayant de la valeur...

A partir de là... C'est difficile de se faire entendre.

Les arguments type : c'est dangereux, tu seras dépressive, tu ne pourras plus avoir d'enfants après... ça c'est juste de la propagande pour dissuader les femmes qui souhaiteraient avorter... Ce n'est pas ce qui le motive !

Pas facile d'avancer vers tes arguments, face à des gens pour qui une grossesse est sacrée... Peu importe les circonstances.

@ClaireLemoine Ah ben justement, là où c'est dangereux, c'est quand c'est fait dans de mauvaises conditions, bonne raison pour l'autoriser.
Et dans le style arguments non-sourcés (mais s'il faut des études le confirment) : les femmes ont peut-être moins de problèmes de dépression et de stérilité pychosommatique (la physiologie, c'est autre chose, cf. + haut) si on leur fout la paix avant pendant et après.
Voilà, si toi ou qqn qui lit ne l'avait pas encore dans sa besace spéciale "relous réac", c'est cadeau ;-)

Mais effectivement, dans le cas que tu décris, autant parler à un mur. En fait non, avec un mur, au moins, on peut en placer une sans qu'il s'énerve :-/
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@noctiluce
On est encore loin de jour où on va lâcher la grappe aux femmes XD.
Des fois j'essaye de faire évoluer les docs qui m'ont fait des trucs chelou. Pas évident, ils ont tendance à nous prendre de très haut... Par exemple quand...

- Quand une gynéco m'a refusé un DIU, soit disant parce que ça pouvait me rendre stérile. Comment ? En ne réagissant pas face à des signes d'une grosse infection suite à une pose négligeant toute règle d'hygiène... (ça n'arrive pas...)
Pourquoi pas une nullipare ? Pas parce qu'il y a plus de risques, mais parce qu'une femme qui a déjà des enfants, si elle devient stérile, c'est moins grave... Belle mentalité.

-visite pour un rhume, ma doc me dit qu'elle rajoute une floppée d'exams en vue d'une future grossesse... qui n'étais pas dans mes projets... il faut croire que j'avais juste l'âge...

- Quand j'ai eu envie qq années après, je lui ai posé des questions parce que je voulais un accouchement pas trop médicalisé et je voulais des contacts... "Ne poses pas ce genre de questions, tu vas te bloquer ! Tu verras quand tu seras enceinte" !
J'ai fais mes recherches dans mon coin, j'ai trouvé une super SF en suivi global, le top pour moi, j'étais rassurée, je suis tombée enceinte tout de suite.

- Je retourne voir la doc lui dire que je suis enceinte de 2/3 semaines : "J'espère que tu es inscrite à la mater, faut aller super vite !"
lol...

- J'ai allaité 2 ans et demi, je ne raconte même pas le nombre de mauvaises infos qui m'ont été dites par des docs qui ne connaissent rien à ce sujet, manifestement...

Mince je digresse grave...

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@ClaireLemoine Ah ben oui, aussi, l'allaitement c'est entre entre 3 et 6 mois. Moins ou pas, c'est égoïste, plus c'est supect, t'es dans une secte ? T'es bien équilibrée psychologiquement t'es sûre ?

Bon, et les enfants, c'est 2 ou 3 (plutôt 2 en ville, je crois, non ?). 1 c'est égoïste, hein, il va avoir des pb enfant unique, et plus c'est irresponsable, bon sauf oeut-être si t'es riche, t'as les moyens, mais quoi, t'es dans une secte ou t'es catho. Et pas ? Non mais t'as un compte à régler avec ta féminité / tes parents / autre explication freudienne.
Et pas trop tôt, c'est irresponsable, ni trop tard, c'est égoïste.

Et tu continues à bosser, hein, c'est important pour ton équilibre, mais pas un taf trop prenant quand même, faut pas que ça passe avant les mioches, hein !

Toute façon, à la crèche à 6 mois, les gosses. Qué non ? T'es hyperfusionnelle ou quoi ?

Voilà. Et évidemment, faut garder la forme, le sourire, et un physique convenable, hein, pas se laisser aller.
Et si tu fais un truc en dehors des clous, obligation d'être rayonnante et épanouie. Sinon, faut que t'arrêtes tes conneries et fasses comme tout le monde !

(Tant qu'à digresser autant que je me défoule :-D)
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